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    histoire de l'algerie entre 1830 - 1962

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    GODOF
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    histoire de l'algerie entre 1830 - 1962

    مُساهمة من طرف GODOF في الجمعة 5 مارس - 8:14


    Le développement de la puissance algérienne autour du bassin méditerranéen a été à l'origine d'une coalition des puissances européennes contre elle. Par conséquent, elle devint pour la politique européenne un objectif qu'il fallait absolument détruire et les états européens en arrivèrent à exposer la question algérienne au cours de leurs congrès.
    Après l'avoir évoquée au cours du Congrès de Vienne, elle fut exposée de façon claire lors du congrès d'Aix la Chapelle en 1818. La position de l'Algérie à cette époque était enviée par les Européens, ce qui a engendré une sorte de concurrence entre eux pour savoir qui allait en bénéficier. C'est finalement la France qui a eu gain de cause dans l'occupation de l'Algérie après avoir détruit la flotte algérienne au cours de la bataille de Navarin en 1827.

    C'est au début du seizième siècle que l'Etat Algérien moderne a pris naissance et au cours du dix-septième siècle, l'Algérie commença à prendre ses distances avec l'Etat Ottoman jusqu'à ce qu'elle obtint son indépendance totale et que son gouverneur fut désigné par la voie des élections.
    La marine algérienne avait réussi à étendre son influence sur la côte ouest de la Méditerranée et par là imposer la souveraineté de l'état algérien sur tous les pays européens ayant des débouchés maritimes, notamment sur le pourtour de la mer Méditerranée, leur imposant des impôts et taxes pour le simple passage de leurs navires par la mer Méditerranée. La plupart d'entre eux furent amenés à conclure des traités et accords avec l'Algérie.
    En 1561, les relations algéro-françaises furent nouées sur cette base et se renforcèrent durant la Révolution française en 1789 lorsque les régimes européens entreprirent de cerner le gouvernement de la Révolution Française qui n'a trouvé aucun appui en dehors de l'état algérien dont le gouverneur accepta de lui fournir son aide consistant à lui accorder des prêts sans intérêts et l'approvisionner en blé algérien afin de lui éviter la famine.
    Cependant la France, faisant montre d'ingratitude s'est révoltée contre l'Algérie en refusant de s'acquitter de ses dettes. Ceci a été à l'origine d'une grave crise entre les deux états qui s'est achevée par l'incident de l'éventail, puis le blocus maritime et enfin l'occupation effective.



    • Les Causes politiques :

    L'une des premières causes fut les revendications territoriales que la France briguait dont la plus notoire était le fort d'El Kala dont la France voulait faire une base arrière.
    A cela s'ajoutent les visées des souverains français, de Louis XIV à Napoléon Bonaparte, lequel avait insisté pour occuper l'Algérie afin de mettre fin à la présence anglaise dans le Bassin Méditerranéen. En 1802, il avait juré d'occuper l'Algérie, de la dévaster et d'avilir ses habitants afin de garantir la sécurité pour ses navires dans le bassin méditerranéen. Dans ce but, il dépêcha l'officier Boutin pour espionner l'Algérie et concevoir un plan pour son occupation. Cependant, le projet de Napoléon échoua, suite à l'amplification de ses problèmes sur le continent européen et sa défaite devant les états européens alliés au cours de la bataille de Waterloo en 1814.
    Mais la famille royale des Bourbons qui avait pris en main les affaires de la France après le congrès de Vienne en 1815 a réactivé le projet d'occupation dans le cadre de ses prétentions politiques sous le règne de Charles X lequel a régné sur la France en 1824. Celui-ci a estimé que l'occasion était propice pour entreprendre une expédition militaire contre l'Algérie, qui lui permettrait à la fois de liquider ses opposants politiques et résorber le mécontentement du peuple français mais également de barrer la route à la Grande-Bretagne dans la zone méditerranéenne. Ajoutons à cela le recours au prétexte du " coup d'éventail " jugé comme un affront politique pour elle.


    • Les causes religieuses :

    La France se sentait investie d'une mission de protection du catholicisme et la victoire sur l'Algérie était considérée comme une victoire du christianisme sur la religion musulmane. C'est ce qu'il faut déduire des propos du commandant français Clermont di Tonio lorsqu'il imposa un blocus maritime sur les côtes algériennes en disant : " La volonté divine a voulu que le feu sacré de Votre majesté soit rallumé en la personne de votre Consul de la main du pire ennemi du christianisme. Il se peut que la chance nous soit offerte à cette occasion de propager la civilisation parmi les indigènes et de les convertir au christianisme ".
    Il y a eu également le tableau brossé par le commandant de l'expédition française De Bourmont lors de la fête donnée sur la place de la Casbah à l'occasion de la victoire et au cours duquel il avait dit : " Sire , par cette action (la conquête), une porte s"est ouverte pour le christianisme sur les côtes d"Afrique et notre espoir est que cela constitue le début de la prospérité pour la civilisation qui avait disparu de cette contrée. "
    Telles étaient les causes religieuses pour l'expédition française en Algérie et sur cette base, les historiens s'accordent à dire que la France avait en fait décidé d'occuper l'Algérie et avait donc dressé des plans, fomenté des complots, préparé le nécessaire et avait ensuite cherché les prétextes fallacieux.


    • Les causes économiques :

    La France a fait en sorte que la terre d'Algérie lui revienne en tant que colonie compte tenu de sa richesse en matières premières afin d'impulser son économie qui avait un besoin urgent de se développer et d'être redynamisée, outre les revenus considérables engendrés et de l'exportation de ses produits pour lesquels elle n'arrivait pas à trouver de marchés.
    A ce propos, le général Bugeaud, père de la colonisation en Algérie avait dit : " L'Algérie va recourir, pendant une longue période, aux produits industriels de la France et l'Algérie pourra fournir à la France des quantités considérables de matières premières nécessaires à l'industrie ".
    D'autre part, la bourgeoisie française a estimé que l'occupation de l'Algérie allait lui rapporter des profits considérables dans la mesure où elle constitue un vaste marché pour ses biens et une source importante de matières premières outre le fait qu'elle constituera un réservoir de main d'uvre à bon marché. Elle permettra également l'implantation de l'excédent de population de l'Europe et de la France qui sera orienté vers le développement de l'agriculture parce que la terre d'Algérie est une terre fertile capable de donner diverses sortes de fruits de même que l'Algérie deviendra un grenier pour l'Europe.


    Le 16 juin 1827, la France déclara la guerre à l'Algérie parce que le régent en Algérie, le Dey Hussein, avait refusé de présenter des excuses au gouvernement français d'autant plus que la flotte algérienne , protectrice de l'Algérie et des musulmans dans la Méditerranée avait été détruite dans la bataille de Navarin dans la presqu'île de Mora en Grèce en 1827.
    Le nombre des troupes militaires envoyées par la France pour occupe l'Algérie se présentait comme suit : 36 mille fantassins et quatre mille cavaliers à côté des navires transportant le ravitaillement ainsi que l'artillerie et l'équipement de guerre nécessaire pour l'expédition dirigée par le Comte de Bourmont.
    Cette armée avait, par le passé, participé à la plupart des guerres menées par Napoléon sur le continent européen ; ce qui lui a conféré une expérience certaine dans le domaine militaire. L'expédition militaire a débuté au port de Toulon en passant par les îles espagnoles en Méditerranée jusqu'au golfe de sidi Ferruch.
    Le Dey Hussein Pacha était informé des mouvements de l'expédition par le biais de ses espions jusqu'à son arrivée en Algérie ; et on avait dénombré 1870 canons sur les navires de l'armada française.

    Les préparatifs algériens pour faire face à l'expédition militaire étaient très faibles vu qu'ils consistaient essentiellement en volontaires (cavaliers et fantassins) n'ayant pas l'expérience nécessaire pour affronter les forces d'occupation. Leur nombre n'excédait pas trente mille mobilisés dont neuf mille cavaliers. L'artillerie était quasiment inexistante contrairement aux français et le 14 juin 1830, à l'arrivée des armées françaises aux côtes algériennes, les troupes algériennes avaient tenté de s'opposer à elles, les empêchant de débarquer sur la plage de Sidi Ferruch. A la tête de ces troupes, il y avait le gendre de Hussein Dey, le dénommé Ibrahim Agha, qui n'avait aucune expérience militaire contrairement au commandant précédent Yahia Agha qui avait été destitué.
    L'ignorance des questions militaires était à l'origine de la mise en place d'un plan faible le 18 juin 1830, consistant à lancer une attaque sur les deux ailes de l'ennemi et de l'affronter au corps à corps. Ensuite aurait lieu le rassemblement des forces algériennes sur la colline de Staouéli, à l'ouest de la Capitale.
    Par ailleurs, El Hadj Ahmed Bey, gouverneur de Constantine, qui était un homme politique et militaire présenta un plan militaire stipulant qu'il ne fallait pas donner l'occasion aux troupes de l'ennemi d'effectuer un débarquement terrestre, qu'il fallait les frapper et détruire leurs arrières afin de couper l'approvisionnement militaire de l'armée. Il sera ainsi possible de la détruire définitivement.
    Cependant Agha Ibrahim a négligé ce plan, le railla ainsi que son auteur. Non seulement, il n'en a pas tenu compte mais il ordonna l'avancée des troupes algériennes pour affronter les troupes françaises organisées lesquelles n'attendant que cela, ont procédé à une attaque surprise et très dure contre les troupes algériennes, traversant le front algérien qui voulait l'empêcher d'avancer vers la Capitale et la conquérir.
    Tel était son objectif et devant la faiblesse d'Ibrahim Agha et la mauvaise gestion de ses troupes, ce fut la défaite qui a ouvert la voie au Comte De Bourmont en direction de la capitale pour la conquérir.
    Ne rencontrant aucune opposition officielle, il a pu imposer au Dey Hussein Pacha le traité de reddition du 5 juillet 1830 qui a permis à l'ennemi de conquérir la capitale et d'arborer ses étendards sur les forts et les sièges des institutions.
    Par ailleurs, il ne respecta pas les termes du traité et ne tint pas tenu ses promesses, mettant la main sur les trésors de la Casbah et sur le Trésor qui contenait plus de 52 millions de Francs-or. Parallèlement, il renvoya les éléments de l'armée algérienne à l'extérieur de la capitale et prit possession de leurs biens ainsi que les biens habous. La mosquée Ketchawa fut transformée en église et ce, deux ans seulement après l'occupation et après s'être livré au massacre de plus de deux milles fidèles enfermés à l'intérieur de la mosquée.
    Par ailleurs, l'artillerie de l'ennemi avait démoli les portes de la villes entre autres Bab el Oued , Bab Azzoun, Bab el Djazira et détruit les parcs, les canalisations d'eau et les vergers. Ils s'étaient répandus sur le sol algérien, semant la désolation et défigurant le visage de la capitale.

      الوقت/التاريخ الآن هو الخميس 23 مارس - 22:09